Au fil des ans, plusieurs innovations automobiles ont été pressenties à travers des concept-cars. Mais les concept-cars du passé ont-ils toujours correctement prédit le présent ? Et comment les concepteurs automobiles d’aujourd’hui se représentent la voiture du futur ?

Transport Shaker vous invite à en savoir plus à travers cet article illustré d’une infographie.

Qu’est-ce qu’un Concept-car ? A quoi cela sert-il ?

En bref : un concept-car est un prototype du véhicule du futur.

Les concept-cars sont fabriqués par des constructeurs dans le but de présenter leurs visions de l’automobile du futur et de partager leurs pressentiments sur les innovations et les technologies qui seront utilisées dans les prochaines années. Ce ne sont donc pas des modèles destinés à la commercialisation massive, mais avant tout des outils de communication. Le concept-car permet également de recueillir les impressions du public vis à vis d’une nouvelle technologie ou d’un nouveau stylisme, et ainsi d’aider à piloter les designs à venir.

La Renault TREZOR est l’un des concept-cars qui a vu le jour récemment. A travers ce véhicule, Renault a voulu partager sa vision du futur de l’automobile. La marque au losange mise sur l’électrique et le connecté : une concrétisation de sa volonté d’innover. Le véhicule est en effet doté d’un moteur 100% électrique et d’une interface inspirée des dernières technologies digitales.

Les concept-cars dans les années 80 et 90 :

Les années 80 et 90 ont vues naître de nombreux projets de concept-cars. Bien que la vision de certains constructeurs reste très éloignée de l’automobile que l’on connaît aujourd’hui, certains ont réussi à prédire les trois principales tendances qui caractérisent les véhicules actuels :

– « Cleaner » : Les véhicules électriques ont atteint un haut niveau d’autonomie et commencent à rivaliser avec les voitures conventionnelles. La voiture électrique est au centre de la transition énergétique et environnementale et la motorisation conventionnelle actuelle émet beaucoup moins de GES qu’auparavant.

– « Smarter » : En 2017 toutes les voitures produites sont équipées d’un ordinateur de bord (« Electronic Control Unit ») qui optimise le fonctionnement et aide à la conduite, le stationnement, etc…

– « Connected » : Aujourd’hui, la voiture est connectée à un satellite pour la navigation, à votre téléphone (bluetooth, chargement avec ou sans fil), et sera bientôt connectée à d’autres voitures pour une communication inter-véhicule.

Un avenir 100% connecté et autonome

Aujourd’hui, avec la révolution numérique en cours, les designers des différents constructeurs semblent convaincus que l’avenir des véhicules est le “100 % autonome, 100 % connecté“. Tout dépendra, bien entendu, de la rapidité de maturité des technologies permettant d’atteindre ces objectifs. La Renault Trezor, que nous avons évoquée précédemment, ou même la Mercedes Concept F015 Luxury in Motion illustrent parfaitement cette vision. Un exemple des technologies qui rendent une voiture autonome est le LIDAR (ci-dessous) : c’est une pièce montée au dessus de la carosserie où 64 lasers tournent à environ 900 tr/min pour donner une vue à 360 degrés au conducteur. Il s’agit de créer une carte 3D détaillée de l’environnement autour du véhicule afin de visualiser tous les obstacles en temps réel. Le logiciel embarqué utilise la carte dressée par la technologie LIDAR et les informations de Google Maps pour respecter les lois et règles de circulation locales de la route.

Un avenir 100% vert

Les constructeurs ne semblent cependant pas s’accorder sur le type de motorisation utilisé dans l’avenir. Le véhicule électrique a bien évidement montré ses capacités en termes d’autonomie mais plusieurs contraintes restent à résoudre. Néanmoins, d’autres technologies peuvent se développer pour atteindre la production et la commercialisation de masse. C’est le cas notamment des voitures à hydrogène.  L’hydrogène pourrait devenir le carburant du futur et les voitures électriques verraient leurs parts de marchés diminuer.

Deux obstacles principaux sont à surmonter pour que l’hydrogène prenne de l’ampleur. Le premier est lié à la production. Bien que l’hydrogène soit répandu abondamment sur la terre, la majorité est produite de l’extraction des hydrocarbures. La voiture, donc, n’émet pas de gaz à effet de serre, mais à l’origine, la production reste une technique polluante. Une solution serait de produire de l’hydrogène à partir de l’électrolyse de l’eau grâce à une source d’électricité verte. Le deuxième obstacle est le stockage et le transport de l’hydrogène. Ce gaz, extrêmement léger (11 fois plus léger que l’air), occupe un grand volume dans les conditions d’utilisation normales. Pour le stocker et le transporter efficacement, il est d’une grande importance de réduire ce volume. Plusieurs techniques existent aujourd’hui mais n’ont pas encore atteint un stade de maturité pour un déploiement commercial massif.


Nous comprenons alors le choix des constructeurs de ne pas adopter une position définitive, mais de rester ouverts aux différentes pistes. Toutefois, l’orientation 100 % verte de la motorisation recueille un vaste consensus.

Airbus : bientôt l’un des acteurs majeurs ?

Le 7 Mars 2017, au salon de l’automobile, Airbus dévoile sa voiture-drone conçue pour voler au-dessus des embouteillages. « Pop-up est le premier système de véhicule concept modulaire, entièrement électrique, à zéro émission, conçu pour réduire l’encombrement dans les mégapoles très fréquentées » explique-t-on chez Airbus à ce salon.

Cet acteur de l’aéronautique semble vouloir venir bouleverser la scène de l’automobile !

Ces différentes visions prédisent-elles correctement l’avenir de l’automobile ? De nouvelles innovations rendront-elle ces représentations obsolètes ? Réponse dans 30 ans !

Photos credit : Renault, Mercedes, Airbus