Nous avons présenté, lors de Viva Technology, “How are startups shaping the future of road mobility?“. La publication met notamment en avant les mutations produites dans le secteur de la mobilité routière des voyageurs suite à l’introduction de véhicules connectés et autonomes, ainsi qu’à l’émergence de nouveaux modes de transport urbains.

La conférence de presse, qui avait lieu au Media Lounge, conviait les journalistes présents pendant ces trois jours d’exposition.

Revenons sur les grands messages issus de cette étude :

Conduire le futur du véhicule

Électrique, connectée et autonome : Tesla n’est plus le seul fabricant à croire en l’émergence d’une voiture totalement renouvelée. Faraday Future, Byton, Lucid… les tentatives se multiplient..

Les startups étudiées contribuent au développement des composants de cette nouvelle vision de l’automobile. Qu’il s’agisse de technologies autonomes intégrées, de futures énergies pour l’automobile ou de valorisation des données des véhicules et des conducteurs, elles couvrent pratiquement toutes les problématiques.

Penser de nouveaux services

Une évolution de fond semble s’accélérer (particulièrement en Europe et aux Etats-Unis) : la possession d’une voiture semble moins être un objectif en soi. Une des préoccupations des conducteurs est d’ailleurs devenue le coût de possession d’un véhicule le plus bas possible.

Avec ce changement, certaines startups cherchent à accélérer le développement de la voiture en tant que service (“Car as a Service – CaaS”). Uber et Blablacar ont respectivement répondu aux besoins de VTC (conduire ou être conduit à la demande) et de covoiturage (conduire ou être conduit sur trajet prédéfini). Par conséquence, de nouvelles startups se positionnent sur des niches stratégiques.

Néanmoins, l’autopartage (location de voiture de particulier à particulier) reste un marché ouvert. Ce service est loin d’être disponible partout et de nombreuses startups cherchent encore la formule idéale.

Certaines vont même plus loin et ne se limitent par uniquement aux services liés aux voitures. Il s’agit en réalité de penser chaque voyage comme une équation regroupant plusieurs modes optimisés les uns avec les autres : de la voiture au vélo, du vélo au train, du train au bus… Mais la route est longue. Cette idée, qui semble être simple au premier abord, est en réalité très complexe tant sur le technique qu’organisationnel.

Trouver l’étape suivante

Les deux catégories précédentes soulignent des mouvements déjà initiés. Mais de nombreuses autres questions se posent lorsqu’il s’agit de voir à plus long terme et d’imaginer les services dans le sillon des véhicules autonomes.

Aujourd’hui, seules quelques startups expérimentent des navettes autonomes en partenariat avec des opérateurs de transport traditionnels. D’autres imaginent un avenir plus lointain, en s’éloignant de la seule question du transport. L’interaction entre infrastructures et véhicules est une piste encore peu explorée. Pourtant, ces interactions pourraient contribuer à un profond changement dans notre approche du transport personnel.

Conclusion : le jeu est ouvert

Les startups ne sont plus un épiphénomène. Cela se vérifie justement très bien dans le transport. A travers des partenariats, investissements ou acquisitions, les acteurs traditionnels du secteur se rapprochent toujours plus de ceux pouvant initier les disruptions. Nouvelles énergies, services connectés, technologies autonomes, les sources de changement sont nombreuses.

L’avenir de la mobilité viendra ainsi de la combinaison de tous ces éléments.