En janvier dernier, Ségolène Royal annonçait depuis la Silicon Valley le déploiement en France d’un système de transport intelligent coopératif sous le nom de Scoop@f !

Ce projet – en accord avec la dernière loi relative à la transition énergétique, vise à mettre en place un système de communication continue et de partage d’informations entre les véhicules et les infrastructures routières. Quelle différence avec les applications de trafic et de navigation communautaires telles que Waze ? Il s’agit d’équiper les routes et les véhicules de balises, récepteurs WiFi et tablettes sur les tableaux de bords, pour permettre des détections et analyses automatiques, et le transfert en temps réel de ces informations.

L’objectif premier du projet est d’améliorer la sécurité et la gestion de la circulation. Les véhicules, en communiquant avec l’infrastructure mais également entre eux, pourront informer les conducteurs sur un événement dangereux, un obstacle, une limitation de vitesse, un accident. La promesse formulée : des déplacements facilités, un trafic régulé, des agents de la voirie plus en sécurité, des interventions de secours optimisées…
L’enjeu est également écologique : le projet vise une diminution des émissions de gaz à effet de serre via la régulation du trafic et la maîtrise des vitesses.

Porté par le ministère du Développement Durable, ce projet, estimé à 20 millions d’euros pour le simple équipement des routes et de véhicules tests, devrait être opérationnel en 2017. De nombreuses collectivités locales, directement concernées, sont parties prenantes aux côtés du gestionnaire du réseau routier national, et plusieurs acteurs privés ou institutionnels se sont déjà montrés intéressés par cette avancée dans l’équipement des infrastructures françaises: PSA, Renault, plusieurs équipementiers, des universités et centres de recherche.

Côté développement, les premiers tests de communication entre véhicules et voiries ont été initiés en 2015. Ce sont au total 3000 véhicules spécifiques qui sont ou seront lancés dans les prochains mois sur les 2000 km de voies équipées pour l’occasion, de la Bretagne à Strasbourg en passant par Paris et Bordeaux. Si cette phase pilote est convaincante, le déploiement national du projet pourrait intervenir très vite ! Un projet à suivre avec attention.