Les modes de transport doux sont de plus en plus favorisés au sein des grandes métropoles : Paris a ainsi récemment annoncé son “plan vélo” à horizon 2020, dont l’un des axes est la refonte du réseau de pistes cyclables dont l’étendue pourrait doubler. Et en Europe, les innovations dans ce domaine fleurissent !

Jouer avec la lumière du soleil… même la nuit

Sans surprise, les Pays-Bas sont parmi les plus innovants ! C’est au pays du vélo qu’a été récemment inaugurée une piste cyclable phosphorescente. Le concept : une peinture phosphorescente, qui emmagasine la lumière la journée, et la restitue la nuit. L’originalité réside dans le motif choisi par le designer Daan Roosegaarde, à l’origine de ce projet : il est inspiré d’un tableau de Van Gogh, “La nuit étoilée”. Les cyclistes peuvent ainsi rouler de nuit sur cette piste située à Nuenen, près d’Eindhoven. Roosegaarde avait déjà lancé un projet d’autoroute lumineuse, permettant de renforcer la sécurité des conducteurs la nuit sur les routes non éclairée.

Une initiative similaire, bien que moins poétique en l’absence de motifs, avait été menée l’an passé en Angleterre, en mettant également en avant les propriétés antidérapantes du revêtement qui améliorent la sécurité des cyclistes.

Autre concept qui joue avec la lumière : Solaroad, les pistes cyclables solaires, qui permettent de recharger vélos et voitures électriques, ou encore d’assurer l’éclairage de la piste qui deviendait auto-suffisante. Lancée il y a peu à titre expérimental au nord d’Amsterdam après un investissement de 3 millions d’euros pour 70m (en intégrant la R&D tout de même…), la première piste cyclable solaire va être testée pendant 2 ans avant d’envisager sa généralisation.

Sortir des sentiers battus ?

Autre projet original : après avoir envisagé des pistes cyclables aériennes, un architecte réfléchit à des pistes cyclables flottantes pour Londres ! Gros avantage de ces nouveaux réseaux imaginés : plus de rapidité pour les cyclistes, qui ne seraient pas dépendants de la circulation. Ils seraient également exposés de manière moins directe à la pollution. Frein majeur de ces projets séduisants : le prix ! Estimés à plus de 300 millions d’euros, ils auront du mal à rentrer dans l’enveloppe de 80 millions prévue par le maire de Londres dans son plan vélo. Des projets qui, s’ils ne sont pas sûrs de voir le jour, ont le mérite de faire réfléchir sur la place du vélo dans les villes de demain.