La deuxième édition d’Autonomy, l’événement consacré au futur de la mobilité urbaine, s’est tenu du 19 au 21 octobre à la Grande Halle de la Villette à Paris. Cet événement a pour but de regrouper entreprises, innovateurs, villes et citadins afin de construire le nouveau paysage de la mobilité urbaine. C’est aussi l’occasion de découvrir les dernières innovations qui bouleversent cette industrie.

Face à l’urbanisation mondiale, le secteur du transport a besoin de se réinventer. C’est tout l’enjeu d’Autonomy, rassembler des intervenants de divers horizons pour nous parler des principaux défis et tendances dans la mobilité. Bien plus qu’un salon, cet événement est tout à la fois un salon, un cycle de conférences et d’ateliers, une plateforme d’échanges dédiée aux professionnels, des sessions de pitch mais aussi des animations grand public. L’édition 2017 c’est plus de 10 000 visiteurs, 110 intervenants, 220 exposants et 30 pays représentés.

La mobilité active, l’utilisation des données, les véhicules électriques, partagés et autonomes, sont tant de tendances qui façonnent le paysage de la mobilité urbaine.

Réunir innovateurs et décideurs

Pour démontrer que la mobilité devient autant un enjeu politique, qu’un enjeu technologique, Autonomy a eu l’honneur d’accueillir la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne.

La ministre a fait de l’innovation une priorité de la nouvelle politique de mobilité pour assurer le développement de solutions plus partagées, plus propres, plus autonomes et connectées.

Participer à cet événement était l’occasion pour la ministre d’échanger directement avec les exposants et journalistes présents. « Le salon Autonomy est une très belle vitrine des dernières innovations françaises et internationales en matière de déplacements urbains. L’innovation est au cœur de la nouvelle politique de mobilité que nous construisons, et j’ai été ravie lors de ce salon d’aller à la rencontre des nombreuses entreprises et startups innovantes, pour échanger avec elles sur les nouvelles solutions qu’elles proposent pour une mobilité plus partagée, plus propre, plus autonome, et plus connectée. » a déclaré Elisabeth Borne, Ministre chargée des Transports.

L’événement a également réuni de nombreux partenaires institutionnels et les réseaux de villes, en animant des ateliers, tels que la Société du Grand Paris, la STIF, la Mairie de Paris, Polis, UITP, Business France et l’Institut Montaigne. Des personnalités étaient présentes telles que Karima Delli, présidente du Comité du parlement Européen en charge de la question du Transport et du Tourisme, Robin Rivaton, Directeur général de Paris Région Entreprise, Jean-Louis Missika, adjoint au Maire de Paris en charge du Grand Paris et Christophe Najdovski, Adjoint au Maire en charge des transports.

L’innovation au cœur de la mobilité urbaine 

L’innovation était au cœur des discussions, de grands intervenants internationaux étant présents pour débattre autour d’une thématique commune : la mobilité urbaine du futur. Plusieurs annonces ont été faites et notamment celle du Président d’Hyperloop Transportation Technologies (train du futur qui se présente comme une capsule propulsée à très haute vitesse permettant d’effectuer un Paris-Lyon en 22 minutes) Bibop G. Gresta du lancement du premier test Hyperloop en France, à Toulouse dès 2018.

Alexandre Droulers, General Manager of New Mobility Projects for Western Europe était également présent et a profité de sa présence au salon pour annoncer l’arrivée de Uber Movement en région Parisienne. « Movement » est le site lancé en début d’année, sur lequel le service de transport partage une partie de ses données sous licence Creative Commons. Pour y accéder c’est très simple et gratuit, il suffit d’avoir un compte Uber. L’objectif de la plateforme n’étant pas de donner de la data brute mais de partager des tendances tirées de l’activité des chauffeurs.

Des acteurs traditionnels du transport et de l’énergie étaient également présents pour présenter leur nouvelle vision de la mobilité. Les territoires font face à de nombreux défis auxquels ces acteurs s’efforcent de répondre : saturation des routes, pollution de l’air ou encore infrastructures de transport vieillissantes.

Olivier Biancarelli, managing Director Decentralized Solutions for Cities and Regions chez ENGIE, annonce s’engager aujourd’hui à créer une mobilité plus fluide, plus propre, plus intelligente, et ce partout dans le monde.

Christophe Chevreton, directeur de Renault Mobility était présent pour exposer la réponse de Renault face aux nouveaux enjeux de la mobilité. Selon lui la voiture reste un “incontournable des solutions de mobilité” répondant aux habitudes et modes d’utilisation d’une grande partie de la population. Pour répondre à la demande, Renault lance Renault Mobility, service s’adressant tant aux particuliers qu’aux entreprises. Le service offre la possibilité d’accéder à un véhicule en libre service 24h/24 7j/7 en la réservant pour une heure ou une journée.

Au total, plus de 110 personnalités sont intervenus sur les deux journées du salon, et notamment George Hotz, Fondateur et PDG de Comma.ai, Janette Sadik-Khan, Directrice de Bloomberg Associates, – Mathias Thomsen, Directeur Général pour la mobilité aérienne urbaine d’Airbus, Patrick Ropert, Directeur Général de SNCF Gares & Connexions, Dominik Schiener, Co-founder de IOTA.

Des solutions à tester en avant-première

La révolution de la mobilité a lieu plus que jamais, maintenant. L’autosolisme va devenir un phénomène dépassé (terme qui consiste à utiliser seul son véhicule et à contribuer à la saturation du trafic urbain) pour laisser place à la multimodalité. Plus de 250 exposants internationaux se sont donnés rendez-vous sur le salon du 19 au 21 octobre pour présenter en avant-première leurs nouveaux produits et services parmi lesquels :

Services de co-voiturage et d’autopartage

ENGIE et son nouveau service de co-voiturage Co-Move
Renault Mobility et ses nouvelles solutions d’autopartage, tests de ses véhicules électriques Zoé et Twizy sur la piste d’essai d’Autonomy
Blue Solutions de Bolloré, fournisseur de nombreuses solutions de mobilité dans 40 villes, présente son dernier bus électrique

Nouveaux vélos en libre-service

De nombreuses solutions de mobilité active ont été représentées lors du salon parmi les principales : Ofo, une plateforme de partage de vélo en libre-service sans station venue de Pékin, Via ID a exposé le vélo dernière génération de Smoove qui a remporté l’appel d’offres Vélib’ Métropole, Cycleurope, qui gère en grande partie la plus grande flotte de vélo à assistance électrique pour la Poste.
Ce fut l’occasion également pour Velco de faire la démonstration de son vélo connecté : le Winkbar.

Point commun pour la majorité de ces acteurs, ils se basent sur une technologie de « free floating » c’est-à-dire sans point d’attache pour les vélos, ils sont dotés d’une puce GPS leur permettant d’être géolocalisés très rapidement grâce à une application.

Ofo – plateforme de partage de vélo en libre-service sans station

Lancement de scooters électriques

Les deux-roues motorisés ne sont eux même pas épargnés par la mobilité électrique : la concurrence étant également très vive. UJET, Pink Mobility ou encore NIU sont des exemples qui démontrent l’impulsion que prend la mobilité électrique dans le paysage de la mobilité.

Scooter électrique UJET

Nouvelles plateformes de mobilité

PSA a exposé sa nouvelle plateforme de réservation de véhicules adaptés aux besoins des utilisateurs : Free2Move. De même pour Mappy qui a présenté son tout nouveau comparateur de déplacement toutes distances.

Plateforme de services de mobilité – Free2move

C’est donc tout l’enjeu d’Autonomy, favoriser la rencontre de tous les acteurs de la mobilité afin de créer et façonner la mobilité de demain. L’aventure ne s’arrête pas là, puisque la troisième édition 2018 d’Autonomy est déjà planifiée du jeudi 18 octobre au samedi 20 octobre à la grande Halle de la Villette.