L’auto-stop facile, c’est OuiHop’

Féru d’auto-stop pendant vos vacances ? Pourquoi ne pas le pratiquer en ville au quotidien, et sans même garder le pouce en l’air ? C’est ce que propose OuiHop’, une plateforme communautaire basée sur l’entraide. 3 mois après son lancement, retour sur ce modèle récent de mobilité collaborative.

Comment ça marche ?oihopécran

OuiHop’, c’est une application parue en octobre 2015 destinée pour l’instant à la population francilienne, qui met en relation les automobilistes et les piétons. Jusqu’ici, il y a comme un air de déjà-vu nous direz-vous. Plus précisément, l’application construit en temps réel une carte des trajets en cours, déclarés par les automobilistes sur Google Maps au moment où ils prennent le volant. Le piéton de son côté, visualise cette cartographie évolutive où il peut sélectionner la « ligne » qui le rapproche le plus de sa destination. Un peu comme un plan de métro qui serait dynamique !

Pas de commande de trajet précis, c’est le piéton qui s’adapte à l’automobiliste. Via l’application, le piéton se met en relation avec l’automobiliste, qui reçoit alors une information du type : « un piéton à 500m est intéressé par votre trajet, voici son profil : acceptez-vous de le prendre ? ». L’automobiliste connait la position du piéton et inversement. Un système de notations et les fiches profils des automobilistes et des passagers assurent un climat de confiance. Il s’agit simplement de prendre quelqu’un à votre passage devant un arrêt de bus ou à un feu rouge ! A part pour le panache, plus besoin donc de lever le pouce !

Le service est gratuit pour les piétons en usage ponctuel à hauteur de 3 trajets par mois. Au-delà, il vous faudra souscrire un abonnement illimité à 2 euros par mois. L’automobiliste accède également gratuitement au service, et bénéficie d’un système de récompense s’appuyant sur deux leviers : d’un côté, un tirage au sort mensuel pour des lots, par exemple 6 mois d’essence gratuit, et de l’autre, une monnaie virtuelle qui s’incrémente à chaque publication de déplacements et prise de passager, permettant d’acheter des produits sur un kiosque en ligne. Pas de rémunération directe donc.

Auto-Stop, co-voiturage ou taxi ?

OuiHop’ s’inscrit dans une logique d’auto-stop, avant tout complément ou alternative aux transports en commun, sur de petites distances du quotidien et des parcours sur lesquels l’offre de taxi est limitée ou inexistante. Pratique en cas de grève ou pour éviter d’attendre le bus !

Là où le co-voiturage sous sa forme classique se positionne sur des trajets longue distance (comme la plateforme BlaBlaCar) ou sur des déplacements domicile-travail, et peut s’avérer un peu contraignant pour l’automobiliste et le passager, OuiHop’ cherche à proposer une solution aussi simple que possible : pas de détours à faire pour l’automobiliste, pas d’engagement préalable, pas de gestion de réservations ni de risque de se mettre en retard.

L’auto-stop revisité se positionne donc plutôt en tant que solution « instantanée » de rabattement ou une alternative supplémentaire dans le parcours du « dernier kilomètre », entre la gare et son lieu de travail par exemple, sur lesquels il n’y a pas nécessairement d’offre de co-voiturage.

Les automobilistes inscrits semblent conquis par l’application et la philosophie, ne reposant pas sur une logique purement financière. En revanche, ils sont encore assez peu nombreux à proposer leur siège passager aux piétons. Les campagnes publicitaires, couplées au développement des partenariats venant enrichir le kiosque de récompenses, devraient aider la start-up à faire grandir la communauté. Récemment, ce sont les assurances Amaguiz.com de Groupama qui ont rejoint BP, Speedy, Zenpark et Wonderbox au rang des partenaires actuels de OuiHop’. L’objectif est de conquérir et fidéliser rapidement 100 000 franciliens pour assurer son fonctionnement et s’inscrire durablement dans le panel des solutions de mobilité collaborative.

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