Grèves, travaux, suppressions ou trains retardés, autant d’incidents qui perturbent la bonne circulation des voyageurs et provoquent leur insatisfaction. Par ailleurs, les attentats du 13 novembre dernier n’ont pas aidé le bon fonctionnement des lignes parisiennes : les alertes au colis suspects ont été multipliées par quatre dans les transports.

Face à ces nombreuses situations perturbant la mobilité des voyageurs, les acteurs du transport public se doivent de développer des solutions de mobilité « sur mesure » pour pallier ces différents incidents.

Un besoin en mobilité croissant mais des situations perturbées persistantes


11% des voyages
en Ile de France, par an, sont perturbés. Or, le besoin de mobilité de chacun est toujours croissant. L’accès à l’emploi, aux services ou à la culture, nécessite des moyens de locomotion fiables.  Bien que l’année 2014 ait été meilleure en termes de ponctualité et de réponses aux incidents que les années précédentes, les acteurs des transports publics doivent rester vigilants.

En outre, les attentats du 7 janvier, puis du 13 novembre 2015 ont augmenté le nombre d’incidents partout en France. Les contrôles pour améliorer la sécurité dans les gares et aéroports ajoutés aux incidents déjà existants, ont augmenté les temps de transport et le nombre de perturbations en gare. 96 minutes, c’est le temps que passe un français dans les transports, par jour ; une partie de ces 96 minutes dépend des acteurs du transport public. Il semble donc nécessaire de trouver des solutions et alternatives pour diminuer ce temps de trajet.

Des actions ciblées pour mieux répondre aux besoins des voyageurs

Face à cette recrudescence des situations perturbant le trafic français, les différents acteurs du transports, SNCF et RATP notamment, doivent s’adapter.

De nouveaux métiers sont apparus pour répondre, assister, et mieux prendre en charge les voyageurs, l’objectif étant de trouver des solutions alternatives en cas de travaux, grèves, ou autres incidents. Il s’agit des GPV (Gestionnaire de Prise en charge Voyageurs) et des GIV (Gestionnaire de l’Information Voyageurs). Ces deux métiers, créés par la SNCF et la RATP, sont complémentaires : Le GIV a pour mission de transmettre toutes les informations aux voyageurs en cas d’incident. Il alimente aussi les panneaux présents en gare pour garantir l’information en temps réel. Suite aux informations fournies par le GIV, le GPV va trouver des alternatives de voyages pour que les voyageurs puissent se rendre le plus facilement et rapidement possible d’un point A à un point B.

Une meilleure réponse aux incidents passe aussi par un meilleur accès à l’information. La communication presque Gare_SNCF_Strasbourg_gilets_rouges_12_juin_2014-03instantanée des informations reçues représente donc un enjeu essentiel pour les acteurs des transports publics : réseaux sociaux, blogs, panneaux d’affichage, annonces sonores, autant de canaux pour transmettre rapidement et au mieux l’information. L’accès à ces données en temps réel, et ce, avant le déplacement, permettra aux voyageurs de mieux anticiper leurs voyages et de les préparer à l’avance. Par exemple, Média Meeting, prestataire de service, utilise les nouveaux médias pour améliorer les informations données aux usagers SNCF et RATP.

Les acteurs des transports doivent donc être réactifs et savoir relayer des informations claires et pertinentes. Ils doivent pour cela utiliser la multitude de canaux qu’ils ont à leur disposition et être innovant dans ce partage de données avec les utilisateurs.

Des perspectives innovantes pour faciliter la mobilité des individus

Les nombreux travaux prévus pour remettre à neuf les voies, les grèves mais aussi l’augmentation des risques d’attentats, obligent les acteurs des transports à être réactifs et à trouver des solutions toujours plus innovantes, efficaces, et rapides.

Suite aux attentats et à l’augmentation des colis suspects, notamment dans les trains et gares, la SNCF expérimente par exemple la « Cloche à Bombe ». Ce dispositif s’installe au-dessus des colis suspectés et permet de réduire le périmètre de danger. L’évacuation totale des stationSocial network concept with icon design, vector illustration 10 eps graphic.s ne serait donc plus nécessaire et permettrait de ne pas réduire totalement le trafic.

 

Enfin, faciliter la mobilité des personnes passe évidemment par l’utilisation d’outils fiables, et interactifs. Les applications mobiles indépendantes du type Citymapper, se développent de plus en plus et viennent compléter d’autres applications déjà existantes telles que transilien.com, pour répondre aux usagers connectés, et permettre d’organiser leur itinéraire.

Quelle qu’en soit la raison, les situations perturbées ne disparaîtront pas. A charge donc du transporteur d’aménager au mieux le trajet du voyageur pour que la situation lui soit la moins désagréable possible. Cette consolation passe autant par une information voyageurs de plus en plus en temps réel que par une gestion aussi souple que possible du plan de transport. Et de compter sur la patience et la compréhension des voyageurs…