Sustainable Mobility Forum : Les challenges des villes pour une mobilité durable

Le 25 Mars 2021, s’est déroulé le Sustainable Mobility Forum, organisé par le Hub Institute. A l’heure où la mobilité durable est devenue une priorité pour nos villes, des acteurs du secteur public et du secteur privé sont venus échanger sur leur vision de la transition vers une mobilité plus responsable, plus inclusive, et plus intégrée.  Au travers de ce format digital, nous avons pu entendre notamment le ministre de la transition écologique, chargé des Transports Jean-Baptiste DJEBARRI, le vice-président délégué à la métropole du Grand Paris Daniel GUIRAUD et beaucoup de ses homologues des métropoles françaises mais aussi des villes de Los Angeles ou encore Barcelone.

Certains acteurs privés sont également venus nous montrer les technologies de demain qui favoriseront la transition numérique et technique vers l’écomobilité.

Tendance 1 : la donnée au service de la mobilité

Un des enjeux de la mobilité de demain sera d’optimiser la puissance des données de mobilités des individus. Si les français sont inquiets quant à la protection de leurs données personnelles, elles peuvent être utilisées à bon escient. Dans une première phase, ces données peuvent permettre aux individus une prise de conscience sur les moyens de transport et les conséquences écologiques. Ensuite, les données au service de la mégapole seront déterminantes dans les choix de transports à concevoir.

Tendance 2 : Faciliter la circulation des vélos en ville

La fréquentation des pistes cyclable a progressé de 29% cette année. Cependant, cela ne suffit pas dans les villes de France.

Pour ce faire, les villes ont écouté leurs habitants. L’amélioration de la vie des cyclistes est l’enjeu principal à l’essor de ce mode de transport.

En France, les mégapoles permettent cette amélioration selon 4 axes :

Dans le cas de Bruxelles, il est question de prioriser l’accès aux différents utilisateurs de micromobilités dans certaines zones urbaines. Ils proposent également des ateliers de réparation pour accompagner et enseigner les cyclistes à réparer leurs vélos. La Rochelle est également l’un des précurseurs de ces ateliers.

Tendance 3 : Le Maas combat la voiture

Pour combattre la facilité de l’accès à la voiture, il faut améliorer le service de transport en intégrant une offre de bout en bout, optimisée et personnalité de déplacement.

Pour mettre en place ce concept, les villes proposent de plus en plus des applications combinant plusieurs modes de transport, avec la possibilité d’achats d’un ticket pour prendre plusieurs modes de transport. La mise en place de ces services est soumise aux difficultés d’unir différents acteurs de la mobilité comme en Catalogne où la mise en place de T-Mobilitat, l’application de multimodalité a pris plusieurs années pour organiser la mobilisation des informations des transports.

Le MaaS s’accompagne du concept des 15 minutes-city, modèle de villes qui assure que les besoins de chaque citoyen sont accessibles à 15 minutes maximum à vélo, à pieds ou en transports en commun. Depuis 2020, Paris est la première ville à assurer ce service.

Tendance 4 : Les enjeux de transports inclusifs

Il est important de rappeler que la mobilité durable, c’est aussi la mobilité pour tous. Les collectivités ainsi que le Cerema (centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) permettent un accès simplifier à toutes les catégories de personnes.

Tendance 5 : Les transports en communs de plus en plus verts

La France investira d’ici 2030 7 milliards d’euros dans le développement de l’hydrogène. Maria COLAS, Vice-présidente en charge des mobilités de Lorient a fait de l’hydrogène le carburant de demain. Pour cela, elle a mis en place les prochaines étapes pour réaliser ce projet.

Cependant, la tendance à court terme est plutôt l’électrification des bus comme en Essonne avec 22 nouveaux bus électriques ou à Los Angeles où l’objectif est de 100% de bus électrique, soit environ 12000 bus d’ici 2040.

Une mobilité pour tous, durable confrontée à une longue transition

Beaucoup d’enjeux ont été présentés lors de ce forum. Nous garderons en tête qu’il est nécessaire d’allier nouveaux modes de transports avec confort du voyageur. En effet, s’il est nécessaire d’éviter les voitures en ville, il faut proposer un service de mobilité qui facilite la vie du voyageur, c’est le MaaS. Il est également important que cette mobilité durable soit accessible à l’ensemble de la population en proposant des transports jusqu’à l’extérieur de la ville et pour chaque citoyen. Enfin, cette transition nécessite également de renouveler les modes de transport, de manière à atteindre la neutralité carbone avec des échéances les plus courtes possibles, à l’image de La Rochelle qui prévoit d’achever le projet Zéro Carbone en 2024.

Il ne faut pas oublier que cette transition est confrontée à plusieurs freins, de la collection des données de chaque acteur du transport souvent incompatibles, et difficile à rendre équitable, jusqu’à la transition technologique des transports avec l’arrivée de l’hydrogène qui doit se préparer très en avance pour garantir une exploitation fiable.

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