Bientôt des véhicules sans conducteur  (dits “autonomes”) sur les routes ? Si les métros automatisés font  désormais partie du paysage français et n’étonnent plus personne, nous sommes un peu plus frileux à l’idée de laisser des véhicules autonomes s’aventurer au milieu des embouteillages et des piétons qui traversent sans regarder.

Nos voisins néerlandais, eux, ont décidé qu’il était  temps pour le véhicule autonome de passer à la vitesse supérieure. Ainsi, leur gouvernement a émis le souhait que les Pays-Bas deviennent un pays « banc d’essai » pour ces voitures qui se pilotent toutes seules.

Les Pays-Bas ont déjà réalisé une série de tests de façon progressive, la majorité ayant lieu sur des circuits privés. À titre exceptionnel, un premier test sur une autoroute publique a eu lieu en novembre dernier, un autre avec des camions est prévu pour ce mois-ci.

Pour aller plus loin, le gouvernement néerlandais a récemment donné son accord afin de modifier la législation transport. Cela permettra la réalisation de tests sur routes à grande échelle et en situation réelle dès cet été.

Vehicle prototype

La Google Car, un prototype de voiture autonome

Quels sont les bénéfices attendus d’une telle mesure ? Pour le ministère de l’Infrastructure et de l’Environnement, les véhicules autonomes devraient fluidifier le trafic et améliorer la sécurité routière.

“Ces véhicules qui peuvent communiquer, freiner ou accélérer en même temps permettront de réguler la circulation (…). Ils rendent les routes plus sûres, sont plus efficaces et meilleurs pour l’environnement”.

Si les Pays-Bas sont les premiers à lancer une opération d’une telle ampleur, d’autres pays européens se tiennent également prêt à entrer sur le marché prometteur de la voiture autonome. En France, les premiers tests de voitures automatisées sur route ouverte devraient avoir lieu cette année.  À partir de cet été, les essais de véhicules autonomes seront également légaux en Angleterre. Cependant, le département des transports britannique a imposé une condition supplémentaire : la présence obligatoire d’une personne à bord capable de reprendre la main en cas d’urgence.

Affaire à suivre donc, dans les mois à venir, afin de voir si  les véhicules autonomes améliorent réellement la circulation et surtout s’ils parviennent à cohabiter avec les conducteurs humains.